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archives (04/2006) fil rss

15.04.2006:Très petit projet à Bruxelles


Une intervention à très petite échelle dans une habitation existante. La commande se limite à augmenter l’espace d’une chambre sous combles par une voûte percée de coupoles. ©fp2006

15.04.2006:Un deuxième brésilien récompensé


L’architecte brésilien Paulo Mendes da Rocha (1928-) est lauréat du Priztker Architecture Prize 2006. Relativement méconnu en Europe, comme la plupart des architectes latino-américains, il est cependant une des figures emblématiques de l’architecture brésilienne.
Son expression, dans la droite ligne de l’expression héroïque de l’architecture du Brésil de l’après-guerre, se distingue de la sensualité plastique de Niemeyer. Le béton brut et les volumes imposants tiennent une place dominante qui le rapprochent d’avantage de Villanova Artigas, autre figure historique de l’architecture brésilienne du XXième siècle.

06.04.2006:immeuble de logements à Bruxelles




forma et fp conçoivent un projet d’immeuble de logements à Bruxelles. Cette commande privée s’inscrit dans un quartier semi-industriel du nord-ouest de la capitale belge.

L’ensemble est constitué de 18 logements locatifs et d’un penthouse avec piscine privative. Implanté à front de rue, le bâtiment fait face à un parc urbain. Un accès à l’intérieur de l’ilôt permet d’approvisionner les entrepôts existants, maintenant une fonction industrielle existante caractéristique de ce quartier mixte.


Exposée au sud, la façade principale est conçue est parcourue par un ruban reliant les différents balcons, utilisé également comme brise-soleil en été. Chaque appartement possède son propre balcon, isolé visuellement de ses proches voisins.



Le penthouse occupe la totalité du dernier niveau et s’articule autour de trois volumes autonomes: les accès et les services accueil, la piscine-aquarium et un cylindre de service creusé par un patio d’accès secondaire à la toiture-jardin.








Fiche technique:

Equipe conception: forma & fp
Commande privée
©forma / fp 2006

06.04.2006:Ecole maternelle (suite)

Un enfant respirant le bonheur, ébloui par tant de grâce. Une sympathique petite poule, des cerisiers bien garnis de fruits généreux et, bien sûr, un (très) gentil papillon virevoltant joyeusement. C’est l’un des projets lauréats du concours international pour une école maternelle à Bruxelles tel que publié dans un quotidien belge. Devant d’aussi beaux sentiments, il faut s’incliner. Respect.

01.04.2006:Ecole maternelle à Bruxelles


77 projets avaient été rendus au concours ouvert pour la construction d’une école maternelle HQE à Bruxelles. Les résultats ont été rendus publics par le jury présidé par l’architecte Philippe Madec et figureront dans les jours à venir sur le site officiel de la Ville de Bruxelles.     .

Un abri plutôt qu’un bâtiment avec ses murs dessinant, en les figeant, pièces et couloirs.

Le projet résulte de la mise en place d’un système constructif conçu pour être simple à mettre en oeuvre, évolutif, flexible dans son utilisation, généreux dans ses espaces et aussi économe que possible sur le long terme.

Sur une dalle en béton, couvrant la totalité de la superficie construite, une trame de colonnes et de poutres préfabriquées de 7,60m de côté sur 5m de haut par niveau, également en béton. Une structure répétitive, aussi économe que possible dans sa réalisation, une structure délibérément “low-tech” pour éviter autant que possible des études et une mise en place complexes difficilement maîtrisables. Sur cette grille de poutres et colonnes, des planchers et dalles en hourdis de béton également. Du béton pour assurer une inertie importante au bâtiment, ce que ne permet pas une construction à ossature en bois. Du béton, parce qu’il permet aussi un taux de recyclage important de ces composants.


Pour clore l’abri, une façade continue enrobe le périmètre de la construction. Une façade tracée au plus court de manière à limiter par la compacité du volume construit les déperditions énergétiques. C’est l’élément “High-tech” du système conçu pour maîtriser les apports et pertes calorifiques et pour contrôler le confort visuel des utilisateurs. Un mur-rideau en verre sérigraphié imaginé pour capitaliser au mieux l’énergie solaire en hiver tout en se préservant d’une surchauffe excessive en été. La toiture quant à elle, cinquième façade du projet, combine les fonctionnalités d’un jardin potager et d’une cour de récréation tout en étant utilisée comme surface de rétention des eaux de pluies dans sa partie végétalisée et comme réserve d’eau sanitaire non potable.


A l’intérieur de l’abri, des pavillons.

Le contrôle thermique assuré par l’action combinée de l’inertie de l’ossature et du filtre de la façade vitrée permet de construire avec des moyens simples et une grande liberté des locaux adaptés à chaque usage spécifique. L’autonomie des pavillons par rapport à la structure ainsi que la protection aux intempéries et le contrôle thermique que confère l’abri autorisent beaucoup plus de souplesse et de variété dans les matériaux pouvant être mis en oeuvre.


Chaque fonction spécifique pourra bénéficier, sur base d’une structure légère identique, de revêtements extérieurs et intérieurs correspondant au mieux à leur utilisation. Ainsi, si l’enveloppe extérieure du bâtiment assure un contrôle des conditions climatiques de première ligne, le traitement des enveloppes pavillonaires constituera un deuxième filtre régulant plus finement chaque ambiance (confort visuel, acoustique, sensations tactiles) selon la destination spécifique de chaque local.


L’organisation pavillonaire sous abri permet d’organiser librement les connexions, dégageant l’espace de tout couloir de service au profit d’espaces plus généreux pouvant être utilisés tantôt comme prolongements aux classes, tantôt comme espaces d’exposition de travaux ou lieux d’activités festives.


Le système pavillonnaire autorise également une plus grande évolutivité du projet. Malgré la précision du programme, il se peut que des ajustements puissent encore émerger des discussions avec les responsables et utilisateurs. Il se peut également que les exigences règlementaires ou les besoins évoluent à plus au moins long terme. Un projet flexible permet non seulement d’impliquer plus directement les acteurs de terrain que de s’adapter le moins lourdement possible à un contexte changeant.







Fiche technique:

Maître de l’Ouvrage: Ville de Bruxelles (projet non retenu)

Equipe conception: Stéphane Faidherbe,

Luis Miguel Pinto Gonçalves, Wissam Salim

© fp 2006